BA PHOTO 2015. Lihuel Gonzalez

Por Luca Bonacini | L´Oeil de la Photography


La série « oùvont les chosessauvages » de LihuelGonzalezest un travail en cours de réalisation, entamé dans le cadre d’unerésidenceartistique à Meliquinadans la province de Neuquen en Argentine.« Entre la réalité et la fiction, j’essaie de créer des scènesambiguës et ouvertesquilaissentauspectateur la possibilité de les compléteravecsaproprehistoire », explique Lihuel, la trentaine, de Buenos Aires et quiestreprésentéepar la galerie Gachi Prieto. Les images fouillentdansnotreinconscient.

Dansuneautresérie, « sus casas » (leursmaisons), ontressent les mêmesatmosphèresquedans son travail plus récent. Danscelle-ci, la maison, « leurmaison », estloind’évoquer un havre de paix et de certitudes, le coconoùilfait bon se réfugier. Les images, aucontraire, transmettent une certaineangoisse, la claustrophobie, la solitude (mêmequand sur l’imagefigurentdeuxpersonnes). Un malaises’installe et ilest palpable. On devine un conflitmaisonn’arrivepasvraiment à le définir.

Formée à l’école de cinéma de Buenos Aires commedirectrice de la photo, onperçoit bien danssesimages un côtéthéâtral et un goûtprononcépour la mise en scène. De sesimages se dégage un monde inquiétant, une tensionlaissant la porte ouverte à différentsscenariospossibles. Au spectateur de choisirou, plutôt, de compléterl’histoire, comme le dit si bien l’artiste.

Sesœuvresontétérécompenséesdansdifférentsconcours. LihuelGonzalezenseigneactuellement à l’Université de Buenos Aires.

La galerie Gachi Pietro n’estpas une simple galeried’artcontemporain. Ellecontribueaussi à la formationd’artistes. En 2012, la galerie a lancé le projet PAC (Pratiquesartistiquescontemporaines) une instance de formationd’artistescontemporainsdésirantenrichirleurpratique à travers des rencontresavec des expertsquitravaillentdans la production et dans la critique d’art.


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